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Cercle de lecture

Cercle de lecture: Antoine de Saint Exupery

Antoine de Saint-Exupéry

Le prochain cercle de lecture aura lieu à la Bibliothèque d'Arroyo de la Miel
le mardi 18 décembre à 19h00

 

Antoine de St Exypéry (1900-1944) nous fait découvrir sa vie, sa personnalité, ses convictions profondes, à travers ses romans intimement liés à ses expériences en tant que pilote de ligne.

Ses œuvres telles que: Vol de Nuit, Terre des Hommes, nous transportent dans le réel des débuts de l´aviation commerciale.

Mais bien sûr et avant tout, Antoine de St Exupéry est connu pour son oeuvre « Le Petit Prince » qui a été l´un des plus grands succès de l´édition mondiale, ayant été traduit dans toutes les langues et tous les dialectes du monde, devenant un livre culte, un livre fétiche.

Mais connaît-on l´histoire de la création en 1942 de ce conte ?

C´est précisément ce que je vais tenter d´exposer en m´inspirant du livre d´Alain Vircondelet intitulé « la véritable histoire du Petit Prince », où s´entremêlent l´amour, la guerre, la féérie de l´enfance, la solitude et le désespoir.

Sylvie Duniol

Cercle de lecture

 
 
Daniel MOINEAU vous présentera:
« DESTIN FRANÇAIS »
 
Essai d’ERIC ZEMMOUR paru en Septembre de cette année et déjà meilleure vente (toutes confondues) 2018.
DESTIN FRANÇAIS est une autobiographie intellectuelle, historique et littéraire mais surtout une histoire de la France.
Pour vous raconter ce Destin Français, Zemmour empreinte tout d’abord son propre destin qui à fait de lui, Berbère d’origine, un Français amoureux de sa Patrie et de son histoire, une « confession » rare chez cet homme.
A travers une galerie de portraits de plusieurs de 50 personnages, de Clovis à De Gaulle,il bouscule et renverse les « certitudes incertaines » en restituant la vraie vie de ceux qui ont fait basculer le destin de la France et de l’ Europe. Un inventaire de ce qui a, pour lui, conduit la France au déclin 
Pour ZEMMOUR, comme pour bien d’autres écrivains , l’Histoire a été détournée, occultée, et il devient urgent que nous nous réapproprions notre propre histoire…mais la Vraie.Il faut sortir de l’historiquement correct, de ce passé unique (comme on parle de pensée unique), de cette réduction, de cette caricature de l’histoire. La « deseducation » a occultée , falsifiée des pans entiers de notre histoire, elle a charcutee les manuels scolaires
Quand les deconstructeurs de l’histoire diabolisent, ZEMMOUR réhabilite, il relève les figures historiques déchues et redonne des couleurs à des personnages oubliés ou vilipendés par « ceux qui tiennent le stylo de l’historiographie officielle »…
DESTIN FRANÇAIS, un inventaire de plus de 50 « proscrits géniaux », dans un ouvrage de 500 pages ou ZEMMOUR se livre avec force, adresse, et sans tabous à une analyse de l’identité de la France..
ZEMMOUR, « notre sale gosse national qui agace parce qu’il n’a pas toujours tort… ». Franz Olivier Gisberg (Le Point)
 
A bientôt….D. MOINEAU

Cercle de lecture

Chers Amis,

 
A compter du 16 Octobre 2018,  je reprends l’animation du cercle de lecture et de l’histoire avec l’aide de Prisca Vanier.
 
Nous commencerons l’année 2018-2019 par « La femme dans la société musulmane » que je présenterai à partir de plusieurs ouvrages et articles.
 
Le 18 décembre notre amie Sylvie Duniol, nous présentera :  Saint Exupéry : l’homme, l’écrivain et son œuvre la plus connue « Le Petit Prince ».
 
Concernant La Réunion du 20 novembre, je serais reconnaissant à l’un d’entre vous de présenter un livre de son choix, réfléchissez-y dès à présent, ce cercle ne doit pas reposer sur 2 ou 3 personnes, mais sur l’ensemble des membres. Sa vie dépend de chacun.
Retrouvons nous le 16 octobre à 19h30 à la bibliothèque municipale de Benalmadena.
 
Michel Géhin
 
Jeune Femme

Ufe Cercle de Lecture Marbella

Chers amis,

A la demande des français et des francophones, résidant à Marbella et villes voisines, Daniel Moineau et moi-même mettons en place un Cercle de Lecture et d’Histoire « UFE Grand Marbella ».

La première réunion se tiendra au restaurant « El campanario », chaque premier vendredi du mois à compter du 2 novembre 2018 à 19h00.

La salle de réunion étant mise à disposition gracieusement par le Directeur Monsieur Juan IGNACIO, il serait civil de rester dîner (menu à 25€).

Pour cette première, où nous espérons que vous serez nombreux, je présenterai l’œuvre majeure d’Albert Camus « l’homme révolté« .

Michel Géhin

 

Cercle de lecture

Bien Chers Amis,

 
En reprenant le rôle d’animateur au sein du Cercle de Lecture et de l’histoire, je souhaite élargir l’Audience et la richesse intellectuelle de ce Club. 
Pour cela il est vital de nous mobiliser et d’inviter à nos réunions, toutes les personnes intéressées par la littérature et par l’Histoire. Invitons nos Amis, invitons ceux qui ont un centre d’intérêt qui les passionne, et qui souhaitent partager cette passion.
 
 
Nous reprendrons nos activités, le 3ème Mardi d’Octobre 2018, à 19 Heures, à la Bibliothèque municipale de Benalmadena (Arroyo de la Miel).
 
 

Michel GEHIN.

 Retrouvez la suite des livres à lire sur 📚

De Mai 68 à Emmanuel Macron, en passant par les États-Unis, la langue française, la liberté, notre sélection de sujets à méditer

 

D’emblée, évacuons un sujet. L’année a été marquée par les 50 ans de Mai 68, et ce fut l’occasion de constater comme un hiatus entre l’importante production éditoriale et le peu d’intérêt des Français pour cet événement. Comme nous, au Point, le lecteur attendait peut-être « le » livre sur le sujet qui prendrait une certaine distance, pour ne pas dire une hauteur, pour décrire la réalité de cette révolte aux conséquences multiples. Au lieu de ça, on eut, comme à chaque décennie, les partisans, anciens acteurs, qui glorifièrent leur(s) propre(s) geste(s), et les autres, contempteurs patentés eux-mêmes, anciens lanceurs de pavés, qui fustigèrent sans nuance l’héritage et la pensée soixante-huitards.

 

Retrouver la suite des livres à lire sur 📚

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Ce qu’il faut lire cet été, Le Point 2018

 

Dans « Les conspirations du silence » (l’observatoire),- Marylin Maeso a parfaitement cerné un des maux de notre époque: notre incapacité a dialoguer, a nuancer un propos, à amender une idée que l’on pensait être une vérité .Dans un article de 1948, Camus écrit : « Un homme qu’on ne peut pas persuader est un homme qui fait peur. » La philosophe s’intéresse à l’état du dialogue à l’ère des réseaux sociaux et de la multiplication des médias. Marylin Maeso rappelle qu’on débat pour convaincre et qu’on polémique pour anéantir. Le dialogue souffre aujourd’hui des tabous entourant certains sujets, du recours à l’intimidation et à l’invective, de la judiciarisation du débat. Tout est lié quand le goût du procès est roi. L’autre n’est plus un interlocuteur mais un adversaire. La normalienne cite John Crace : « Et vous finirez par vous rendre compte que vous êtes, sans l’ombre d’un doute, coupable de quelque chose – si ce n’est des crimes dont on vous accuse.

Jouer sa peau de Nassim Nicholas Taleb (les belles lettres). – Pourquoi devrait-on cesser d’écouter ceux qui parlent au lieu d’agir ? Pourquoi les entreprises font-elles faillite ? Comment se fait-il que nous avons plus d’esclaves aujourd’hui qu’au temps des Romains ? Pourquoi imposer la démocratie aux autres pays ne marche jamais ? Réponse trop nombreux sont ceux qui dirigent le monde sans mettre leur peau en jeu. Dans son livre le plus provocateur à ce jour, Taleb donne sa définition et ébranle les nôtres qu’est-ce que comprendre le monde, réussir sa vie professionnelle, contribuer à une société juste ou injuste, détecter les non-sens et influencer les autres ? D’Hammourabi à Sénèque, du géant Antée à Donald Trump, de Kant à Gros Tony, Taleb choisit ses exemples et montre qu’avoir quelque chose à perdre, vouloir accepter le risque, y voir une question de justice, d’honneur et de sacrifice, est pour les héros, les saints et bon nombre d’êtres humains épanouis… une essentielle règle du jeu.

« Les Etats-Unis et le monde de George Washington à  Donald Trump » Maya Kandel (Perrin)

Une synthèse magistrale et accessible sur deux siècles de politique extérieure américaine.
L’élection de Barack Obama comme l’accession de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis ont illustré le désarroi et les interrogations des Américains, et symbolisé tout autant une crise d’identité nationale qu’une remise en question du rapport au monde des Etats-Unis. Ces deux scrutins traduisent la profonde transformation d’un pays – de nain diplomatique au début du xixe siècle à hyperpuissance à la fin du xxe siècle – dont la suprématie mondiale est de plus en plus contestée, notamment par l’ascension de la Chine. Trump comme Obama (et Washington, Wilson, Roosevelt, Kennedy ou Nixon avant eux) sont pourtant le produit de l’histoire singulière des Etats-Unis, l’histoire de 13 colonies à la  » destinée manifeste  » partant à l’assaut d’un continent, puis bientôt du monde, en près de deux siècles. Montrant le lien entre actions extérieures et évolutions internes ou disséquant un certain nombre de mythes, dont le prétendu isolationnisme, Maya Kandel propose par une remise en perspective salutaire de repenser l’histoire de la politique étrangère américaine depuis la naissance des Etats-Unis.

« Les hommes sont ils obsolètes? »Laetitia Strauch-Bonart ( Fayart).  Aux quatre coins du monde, la barbarie qui s’abat sur les femmes est terrifi ante et nécessite à tout prix d’être combattue. Mais elle ne doit en aucun cas nous empêcher de regarder l’autre mouvement d’émancipation et de progrès que celles-ci connaissent. En Occident, les femmes ont acquis une position sans précédent. Contrairement aux discours rebattus, c’est plutôt chez les hommes que le bât blesse. Échec scolaire, retrait du marché du travail, célibat. De plus en plus, les symptômes de leur malaise s’accumulent. Dans un monde où la réussite dépend des diplômes et des compétences interpersonnelles, leur sort ne fait qu’empirer… mais jusqu’où ?
Les garçons sont-ils victimes d’une « féminisation » du monde ? Ou bien nostalgiques d’un privilège mâle injuste et révolu ? C’est à ces questions que tente de répondre Laetitia Strauch-Bonart dans cet essai informé et à contre-courant. Mêlant sociologie quantitative, économie et neurosciences, elle nous invite à explorer la « catastrophe silencieuse » à laquelle nous assistons, passifs.
Et si, nous pousse-t-elle à concéder, les hommes non seulement n’étaient plus le « premier sexe », mais sur le point de devenir obsolètes ?
Laetitia Strauch-Bonart est essayiste, chroniqueuse au Point et rédactrice en chef de la revue Phébé. 
 
« le danger sociologique » Gerald Bronner et Etinne Géhin (PUF). Le monde contemporain a besoin des éclairages de la sociologie. Mais cette discipline à vocation scientifique est prise en otage par ceux qui veulent en faire un « sport de combat » politique, provoquant au besoin le risque de son rejet. Ce livre s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux faits sociaux et sont inquiets ou étonnés des dérives intellectuelles de certaines figures reconnues des sciences humaines et sociales. Les sociologues ne sont pas immunisés contre les biais cognitifs qui peuvent nous égarer dans des récits idéologiques et outranciers : dans ce cas, toutes les conditions sont présentes pour que la sociologie « tourne » en une production plus militante que proprement scientifique. Il est temps pour les sciences humaines prises en leur sens large de sortir de leur sommeil dogmatique et de s’astreindre aux règles qui régissent la cité des sciences. C’est ce que ce livre propose, en convoquant des données issues tout aussi bien de la sociologie que des sciences du cerveau, dans l’intention de rendre accessibles aux non-spécialistes les enjeux fondamentaux que représente ce continent de la pensée.
 
« L’occident face à la renaissance de la Chine » Claude Mayer (Odile Jacob). Face à un Occident atteint d une forme de fatigue démocratique, la Chine poursuit résolument sa marche vers la superpuissance. Ce défi chinois, aujourd hui économique et géopolitique, sera aussi à terme idéologique et culturel. 
Rivalité pour la suprématie mondiale, visions politiques incompatibles, choc des cultures : les relations entre la Chine et l Occident seront-elles dominées par l affrontement ? 
Cet essai poursuit un double objectif : décrypter les ambitions planétaires de la Chine et esquisser les contours d un dialogue sino-occidental ouvert mais exigeant, sans angélisme ni diabolisation.
Hors du champ politique, il existe en effet des domaines dans lesquels un dialogue approfondi entre l Occident et la Chine permettrait de faire émerger les valeurs communes sur lesquelles fonder des coopérations ambitieuses et rendre ainsi plus habitable ce monde instable, miné par les inégalités et menacé par la montée des nationalismes.
Un ouvrage essentiel pour mieux se préparer aux profonds bouleversements entraînés par l irruption de la Chine dans un ordre mondial qu elle entend remodeler.
 
« L’entre-deux-Mai. La crise d’où nous venons, 1968-1981 » Pascal Ory (Alma|). Publié en 1983, L’Entre-deux-Mai le montrait déjà, à partir du seul exemple français. Rempli de faits et de statistiques, cet ouvrage pionnier de Pascal Ory était le premier essai d’une vraie  » histoire culturelle  » de la France, entre Mai 1968 et Mai 1981. Le voici réédité aujourd’hui, remis en perspective par son auteur. Contemporains ou cadets de toute cette histoire, les lecteurs y entendront parler de Marguerite Duras ou de Philippe Sollers, oui, mais aussi de Pif Gadget ou du premier Marathon de Paris.
Ils liront avec surprise la liste des nouveaux mots qui entrèrent dans le dictionnaire entre 1968 et 1981. Ils découvriront, même, ce moment étonnant où, en 1977, Paul Bocuse se métamorphosa en Michel Foucault.Sur la durée, ils mesureront l’ampleur de l’échec politique de 68, comme celle de sa réussite anthropologique. Ils y verront surtout, au final, s’inverser les tendances  » progressistes  » des Trente glorieuses :  » La pièce par quoi le scandale arrive en 1968, s’appelle Paradise now, le film qu’on va voir en foule en 1979, Apocalypse now.
 
« Notre langue française » Jean Michel Delacomptée (Fayard). Conçue, à l’origine, pour être écrite avant d’être parlée, la langue française a toujours obéi à une double vocation, politique et esthétique. Politique par sa volonté d’égalité vers le haut, esthétique par sa dimension foncièrement littéraire.
Des Serments de Strasbourg à l’ordonnance de Villers-Cotterêts, du bouillonnement de la Pléiade à la rigueur de Malherbe, ce riche essai traverse, pour s’en émerveiller, l’histoire de notre langue – possessif pluriel en forme de prière laïque.
Car l’auteur s’inquiète. Il craint que la standardisation, l’obsession de l’égalité par le bas, la technicité triomphante, la novlangue, le déracinement, ne portent au français un coup fatal.
Indifférent aux sempiternels procès en passéisme, il soutient que la progressive rupture du lien qui unit notre langue à ses origines politique et littéraire va, dans un proche avenir, ruiner sa vigueur, son identité, son esprit. Qu’en abandonnant la quête d’exigence et de beauté qui a fait sa force, nous la privons de son pouvoir émancipateur. Et que, si nous continuons à la saccager, nous détruirons avec elle non seulement notre idéal républicain et notre culture, mais notre civilisation elle-même.
 
« L’éloge de l’hypocrisie »  Olivier Babeau (Cerf). L’hypocrisie est mal comprise. En la classant dans la catégorie des maladies sociales, nous passons à côté de sa valeur. Nous oublions quel est le socle de la société. Une méprise d’autant plus inquiétante que le monde actuel est en train de se bâtir sur son déni. C’est ce nouveau puritanisme qu’attaque et déconstruit ce livre. Le numérique donne des armes décisives à ces nouveaux parangons de la vertu.
Ils ont à leur disposition des techniques de persuasion et de contrôle qu’aucune dictature d’hier n’a pu posséder. La société de la transparence, qui est fatalement celle de la surveillance permanente, va stopper la roue de l’histoire. Finies les ambiguïtés fécondes, les ombres protectrices, les obscurités où l’on se réfugie. Nous serons tenus de participer à la grande farandole des gens honnêtes.
L’hypocrisie traditionnelle était la condition indispensable de notre liberté. Donc de notre existence. C’est l’individu qui meurt avec elle. Une charge contre les tartuffes du XXIe siècle.
 
« Une fille bien » Valery Toranian (Flammarion). – Pourquoi sa vie avait-elle basculé en si peu de temps ?
Quand Louise Castillo lui restitue le journal intime qu elle avait oublié chez elle trente ans plus tôt, un malaise gagne la narratrice : des pages entières sont raturées, qui semblent évoquer un événement grave, lié à une relation avec un homme plus âgé. Pourquoi ne se souvient-elle de rien ?
Alors que Sibel, sa vieille tante fantasque dont le passé arménien est marqué par la tragédie, pense qu elle est le jouet d une malédiction familiale, ses amies lui intiment d affronter son histoire forcément traumatique et ses fils s inquiètent de sa nervosité grandissante. Quant à elle, elle redoute de s enfermer dans le rôle de la victime.
Valérie Toranian dresse, sous la forme d une enquête psycho-logique, le portrait d une fille bien résolue à résister à toute forme de conformisme. Elle nous livre une véritable comédie dramatique mettant en scène, entre cocasserie et gravité, nos obsessions contemporaines.
 

« En finir avec l’ironie » Didier Pourquery (Robert Laffont). – Cet éloge de l’ironie offre un mode d’emploi de l’esprit léger, le meilleur antidote qui soit à tous les interdits et toutes les doxas.  » Regardez-moi lorsque je parle au second degré : comme dans un jeu d’enfant, je me raconte une histoire au milieu de la vie quotidienne. Comme tous les jeux, celui-là donne du plaisir : moquerie partagée, complicité de malfaisance légère. Un sourire, un simple sourire est l’enjeu de la partie. Il est urgent de redécouvrir les bienfaits joyeux de l’ironie, les vertus décapantes du second degré… ce mal français qui nous fait tellement de bien.  » D. P.

 » Nous ne céderons rien à l’ironie « , déclarait Emmanuel Macron le soir de son élection. L’ironie n’est donc plus au programme. Elle dérange, elle questionne, elle bouscule, elle renverse parfois. C’est un sport de combat tout en souplesse, mais qui peut s’avérer redoutable.
Didier Pourquery montre ici comment, de Socrate à Daniel Defoe, de Jonathan Swift à Kierkegaard, de Musil à Jankélévitch, les amis de l’ironie ont interrogé le monde sans se lasser. Cet ouvrage va à leur rencontre pour recueillir leurs enseignements toujours délectables et offrir un mode d’emploi de l’esprit léger, le meilleur antidote qui soit à tous les interdits et toutes les doxas. Un programme comme un autre. Mais celui-ci, d’une efficacité assurée.

« 68 et après.  Les héritages égarés Benjamin Stora (Stock). – « Comment a-t-on pu atteindre un tel niveau de déliquescence, cinquante ans après, du “soleil” de 68 au crépuscule du PS ? » se demande Benjamin Stora. De cette question est né ce livre, écrit en témoin et historien. Stora appartient en effet à ce courant  de l’après-68 qui, après s’être engagé dans l’extrême gauche trotskiste, est entré au Parti socialiste.
Il revient sur cette histoire à travers la sienne : l’engagement révolutionnaire vécu comme une libération en arrivant d’Algérie, puis l’entrée au PS, en 1986, avec l’illusion d’y poursuivre les mêmes batailles politiques. Un drame familial l’éloignera
finalement du militantisme. Benjamin Stora porte un regard lucide sur ce qu’il n’a pas toujours vu en temps et en heure : les erreurs ou les dérives de certains. Cet examen de parcours est ponctué de rencontres, avec Jospin, Cambadélis ou
Mélenchon.
Au-delà des souvenirs et des anecdotes surprenantes, ce livre offre une analyse éclairante sur la façon dont le Parti socialiste a d’abord « absorbé » les aspirations de 68 à changer la vie, avant de les étouffer. Pour finir lui-même à bout de souffle.

« Macron, un président philosophe  » Brice Couturier (l’Observatoire). – Comprendre Emmanuel Macron, c’est enquêter sur la manière dont s’est constituée sa conception du monde. C’est retracer l’itinéraire intellectuel d’un homme qui, avant de partir à la conquête du pouvoir, s’est doté de fondations d’une rare solidité, d’une « boîte à outils conceptuelle » bien plus performante que celle de ses rivaux.
Lecteur de Hegel, Emmanuel Macron s’est forgé très tôt une idée précise de son destin. Ami et assistant de Paul Ricoeur, il a appris à articuler entre elles les temporalités où inscrire son action. Sa politique sociale – doter l’individu de capacités plutôt que de réparer les dégâts , il l’a trouvée chez Amartya Sen. Sa politique industrielle et européenne est, elle, inspirée de Saint-Simon. Enfin, c’est du côté de Schumpeter qu’il faut chercher sa propre version de la destruction créatrice.
Chez Macron, rien n’est donc dû au hasard. Chaque mot est pesé, chaque pensée fondée. Ne nous y trompons pas.
Ce président, énarque atypique qui se serait bien vu écrivain ou philosophe, saura-t-il répondre aux attentes pressantes de notre pays sans trahir sa vision sur le long terme ?

« Des machines, des plateformes et des foules » Andrew McAfee et Erik Brynjolsson (Odile Jacob). Faut-il avoir peur des robots ? Les plateformes que sont Facebook, Google et autres vont-elles régner sans partage sur l’économie ? Que deviennent les compétences et les métiers à l’ère du tout-numérique ?
Écrit par deux des meilleurs spécialistes de la transformation numérique, ce livre met à la portée de tous les évolutions que l’on constate aujourd’hui, notamment en matière d’intelligence artificielle ― algorithmes de plus en plus puissants, apprentissage profond (deep learning), etc.
Plutôt que de céder à la crainte et aux fantasmes que font naître ces bouleversements, Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee nous invitent à imaginer de nouvelles collaborations entre la machine et le cerveau humain, les plateformes et les produits, l’intelligence collective et les savoir-faire au sein des entreprises.
Nourri d’exemples passionnants de machines intelligentes et créatives, d’entreprises pionnières, de collaborations possibles entre la machine et l’homme, ce livre est une mine pour tous ceux qui veulent maîtriser les principes fondamentaux de ce nouveau monde.

« Croire à  l’incroyable » Smaïn Laacher. (Gallimard) –  Un sociologue à la Cour nationale du droit d’asile Broché – 29 mars 2018. Un jour de mai 1999, le Haut Commissariat aux réfugiés proposait à Smaïn Laacher, sociologue connu pour ses travaux sur l’immigration et les déplacements de populations, d’être un de ses représentants auprès de ce qui deviendrait la Cour nationale du droit d’asile. Il s’agit d’être un des deux juges assesseurs qui, avec le juge président, constituent la « formation » chargée d’étudier l’ultime recours des requérants déboutés du droit d’asile en première instance. Durant une quinzaine d’années, Smaïn Laacher est au coeur de l’institution qui applique la politique souveraine du droit d’asile. Une application pragmatique, selon l’évaluation par les juges de la véracité du dossier, mais qui souvent a conscience de sa fragilité : comment juger, c’est-à-dire décider du destin d’une femme ou d’un homme qui, le plus habituellement, ne parle pas le français, mais doit emporter l’intime conviction de la formation que sa vie est en danger dans son pays d’origine ? Il faut que les juges se forgent une opinion alors que les faits supposés se sont déroulés à des milliers de kilomètres, sans véritables témoins ni preuves, et dans un contexte de spécificités religieuses, culturelles ou linguistiques que seuls des anthropologues de terrain pourraient appréhender. Comment savoir ce que furent réellement les épreuves subies par les requérants quand les femmes tairont, en particulier, les violences dont elles ont été les victimes ? Que les réfugiés racontent souvent un même récit dont d’autres requérants leur ont dit que c’est celui-ci et pas un autre que les juges attendent et entendent ? Qu’est-ce qu’une preuve lorsque le juge doit se fonder sur la seule bonne foi de celui qui demande ? Smaïn Laacher nous conduit dans les arcanes du droit d’asile. Mille et une questions y assaillent les juges comme en témoigne ce document exceptionnel sur une justice qui est rendue en votre nom.

« Le moment Macron » Jean Noël Jeanneney (Seuil)  Un président et l’histoire.  Il nous a fait part de sa certitude, dès le 8 mai 2016, à Orléans :  » Le passé, toujours, brûle notre époque et le présent est gros de ce qui a été.  » Prenons-le au mot. Considérons les relations que ce destin à peine éclos entretient avec l’Histoire. Tempérament et attitudes du nouveau chef de l’État, doctrines de gouvernement, tactiques et stratégies dans la conduite de la nation, plasticité des institutions, jeu des forces politiques, pédagogie démocratique : des précédents éclairent la configuration imprévue, le « moment Macron », dans laquelle le nouveau président a saisi sa chance. En attendant de savoir ce qu’il en fera.

« Allons nous renoncer à la liberté? » Carlo Strenger (Berfond).  – En ces temps incertains, ceux des attentats, des fondamentalismes, de la montée de l’extrême-droite et du populisme, Carlo Strenger, philosophe et essayiste, grande figure de la gauche libérale israélienne nous interpelle : et si plutôt que de sombrer dans la peur et dans le défaitisme, nous revendiquions haut et fort nos valeurs fondamentales, à commencer par la liberté ?S’inspirant tout à la fois de grands penseurs, du XVIIème siècle à nos jours, mais aussi des romans de Michel Houellebecq, des films de Scorsese et de la psychanalyse, Carlo Strenger nous offre une lecture inédite, à la fois géopolitique et existentielle, des grands maux de notre époque. Il nous rappelle que la liberté n’est pas un droit fondamental mais une conquête de la culture occidentale qu’il s’agit de préserver, nous exhortant ainsi à opposer au consumérisme passif, au manque de responsabilité citoyenne et au renoncement, le courage d’une pensée critique instruite et ouverte au débat.
Après le succès du Mépris civilisé, ce nouveau pamphlet de Carlo Strenger vise toujours aussi juste et nous donne les outils pour un engagement éclairé.

« Mémoires » Jean François Revel (« Bouquins » Robert Laffont).  Jean-François Revel avait déjà acquis une large célébrité lorsque, en 1993, à presque 70 ans, il s’engagea dans une aventure toute nouvelle : la rédaction de ses Mémoires. Cette éblouissante traversée d’un demi-siècle d’histoire, de culture et de rencontres confirma que l’écrivain n’était inférieur ni au philosophe ni à l’essayiste. En janvier 1997 parut Le Voleur dans la maison vide. L’événement fut à la hauteur de ses ambitions, Revel s’inscrivant dans la lignée des plus grands mémorialistes, celle du cardinal de Retz et de Saint-Simon. L’ouvrage parcourt un territoire foisonnant, de l’enfance marseillaise à la direction de L’Express, de la Résistance, où Revel fut très actif, aux séjours mexicain et italien, hauts en couleur, de ses amitiés avec Breton, Buñuel, Raymond Aron ou Vargas Llosa à son bref compagnonnage avec François Mitterrand, des subtilités de la gastronomie aux pièges de l’alcool… Portés par un sens saisissant du récit et du portrait, ces Mémoires au style inimitable illustrent ce que valent, chez un homme d’une inlassable curiosité, pourfendeur des idées reçues, le courage du caractère et la force de l’esprit.
Dans cette édition définitive figurent un chapitre qui avait été retiré du manuscrit originel du Voleur dans la maison vide et cinq autres entièrement inédits initialement destinés à former, sous le titre pittoresque de Bada, une suite qui fut interrompue par la maladie et la mort de l’auteur. Encore enrichi ici d’entretiens donnés en juin 2002 à France Culture, ce témoignage s’impose comme une oeuvre politique et intellectuelle de premier ordre.

« Un homme, un vrai », Tom Wolfe. Si l’Amérique était un homme, elle aurait pour nom Charlie Croker. Parti de rien, ce colosse blanc aux allures de taureau a bâti, de ses mains, un immense empire immobilier. La ville d’Atlanta a assisté, béate, à son envol ; elle se réjouit aujourd’hui à l’idée de sa chute… Son dernier projet est un désastre et ses créanciers ont flairé l’odeur du sang. Acculé, Croker se voit proposer un marché qui décidera de son honneur ou de son salut.
Un dilemme américain : rester un homme et tout perdre ou rejoindre la meute ?

« Mon frère féminin «  Marina Tsvetaeva.«  J’ai lu votre livre. Vous m’êtes proche comme toutes les femmes qui écrivent. Ne vous offusquer pas de ce “toutes”, –  toutes n’écrivent pas : écrivent celles entre toutes. Donc, vous m’êtes proche comme tout être unique et, surtout, comme tout être unique féminin»
En réponse aux Pensées d’une amazone (1920) de Natalie Clifford Barney (1876-1972), Marina Tsvetaeva écrit en 1932 une longue lettre où elle s’attache, en particulier, à définir les inquiétudes de deux femmes qui s’aiment et sont privées de la possibilité d’avoir un enfant. Dans une langue éblouissante, Marina Tsvetaeva livre dans ces pages une réflexion profonde et poétique sur l’amour des femmes entre elles.

« Premières expéditions » Patrice Franceschi . – En 1975, Patrice Franceschi a vingt ans. Avec trois compagnons, il entreprend une expédition chez les Pygmées du Nord-Congo, dans des territoires alors à peine cartographiés. Au cœur des jungles infernales de cette région, ils vivent une incroyable expérience initiatique et n’échappent à la mort que par miracle.
Un an plus tard, le jeune homme se lance dans une nouvelle aventure humaine, cette fois en Amazonie colombienne, chez les énigmatiques Indiens Macuje qui chassent le puma à la massue et sont les maîtres du curare dont ils empoisonnent leurs flèches.
Marin, aviateur, philosophe et écrivain (prix Goncourt de la nouvelle 2015), Patrice Franceschi mène de front plusieurs vies qui en réalité n’en forment qu’une seule. Ses romans, nouvelles, récits, poésies ou essais traduisent cette existence qui tente d’être complète pour embrasser tous les champs du possible.

« Quand sort la recluse » Fred Vargas.. –  « Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en  aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence. Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’histoire naturelle. Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ? Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés. Assassinés ? répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ? ».

« Exercices Spirituels » Ignace de Loyola.  – Dans ce  » livre du Maître « , rédigé pour servir de guide aux guides spirituels, Ignace de Loyola décrit, dans un parcours progressif, les  » exercices  » qui vont aider celui qui les fait à trouver Dieu dans l’orientation de sa vie, c’est-à-dire dans son désir de vivre.
 » Par le mot même d’exercices spirituels on comprend toute façon d’examiner sa propre conscience, et aussi de méditer, de contempler, de prier mentalement et vocalement, et enfin de mener toutes autres activités spirituelles […]. « 
La traduction a été réalisée sur le texte latin approuvé par le pape Paul III et imprimé en 1548, que saint Ignace considérait comme définitif, après l’avoir mis au point et testé pendant plus de vingt ans. 

Saint Ignace de Loyola (1491-1556)
Né au Pays basque espagnol, il contribua à la restauration catholique du XVIe siècle, notamment à travers la fondation de la Compagnie de Jésus. Il fut canonisé par Grégoire XV en 1622.

« Bandini » John Fante.  – Bon et méchant, généreux et voleur, Arturo Bandini détruit d’une main ce qu’il construit de l’autre. Dans son roman de jeunesse devenu culte, Fante a versé toutes les frustrations de l’enfance. Et à l’instar de son père maçon, impuissant devant la rudesse de l’hiver qui l’empêche de travailler, le jeune Bandini assiste résigné à l’implosion du couple parental.

« Demande à la poussière » John Fante. – Dans les années trente, Arturo Bandini, fils d’ immigrés italiens, quitte le Colorado pour l’Eldorado, Los Angeles, avec son unique roman en poche et un rêve : devenir un écrivain reconnu. Vénérant les femmes et la littérature, il débarque dans une chambre d’hôtel miteuse, prêt à saisir la vie à bras-le-corps. Une errance sublime parmi les laissés-pour-compte du rêve américain. » Dans la lignée de Faulkner, et avant Charles Bukowski ou Jim Harrison, Fante ouvre une piste balayée par les poussières chères à l’Ouest sauvage. Elle se termine sur l’océan Pacifique, après moult détours, cuites et amours sans lendemain. « 
Sophie Cachon, Télérama
Préface de Charles Bukowski

 « Rêves de Bunker Hill «  John Fante. –  » Il n’est guère difficile de rencontrer John Fante : il suffit de suivre, au travers de ses livres, la truculente saga d’Arturo Bandini, fils d’un poseur de briques venu des Abruzzes pour s’installer dans le Nouveau Monde au début de ce siècle, rejeton ironique d’une famille aux joies et aux drames bruyants établie à Boulder, Colorado. Si l’œuvre de John Fante n’est pas autobiographique au sens strict, elle l’est de façon plus subtile, plus littéraire. « 

 « La route de Los Angeles » John Fante. – Orgueilleux, emphatique, looser provocateur, Arturo Bandini bourlingue dans l’Amérique des années trente. Enfermé dans un placard qui lui sert de  » bureau « , errant de petits boulots en grosses galères, Bandini veut être écrivain. La Route de Los Angeles publiée après la mort de John Fante, marque la naissance d’un anti-héros culte et le début d’une œuvre flamboyante. » John Fante, avant les beatniks, a raconté l’aventure des laissés-pour-compte, des ivrognes. La Route de Los Angeles, c’est déjà le bréviaire d’une Amérique vulgaire et mal élevée. « 
Jacques-Pierre Amette, Le Point.

« Petits secrets, grands mensonges, » Liane Moriarty. – À la fête de l’école, quelqu’un a trouvé la mort. Qui est responsable du drame ? Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées), qui cachent tous de redoutables petits mensonges, se retrouvent au cœur de l’affaire.
Après  Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une nouvelle fois dans l’univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades des secrets inavouables.
HBO s’est inspiré du livre pour créer une minisérie, Big Little Lies, diffusée sur OCS, avec Nicole Kidman et Reese Witherspoon – lectrices enthousiastes du roman  ! – dans les rôles principaux.
Un univers proche de celui de Desperate Housewives avec une rare finesse psychologique. Catherine Balle, Aujourd’hui en France.

 » La daronne » Hannelore Cayre. – Patience Portefeux, 53 ans, deux filles, un chien, un fiancé flic et une vieille mère en EHPAD. Patience trime, Patience est traductrice de l’arabe pour le ministère de la Justice. Des milliers d’heures à transcrire des écoutes entre petits dealers et grands bandits. Puis Patience franchit la ligne jaune : elle détourne une montagne de cannabis issue d’un Go Fast. Sans culpabilité ni effroi. Simplement une petite entorse morale. Et encore.
Et Patience devient la Daronne.
Hannelore Cayre est avocate pénaliste à Paris. Elle est notamment l’auteur de Commis d’office, qu’elle a porté elle-même à l’écran.
 » Cette aventure de rebelle qui n’a peur de rien est l’une des réussites de l’année pour sa férocité pleine d’humour, son mauvais esprit, son écriture acide et caracolante. « 
Christine Ferniot, Télérama

« Eroica » Pierre Ducrozet. – Jeune fugueur évadé de Brooklyn à la fin des années 1970 pour venir zoner dans le coeur d’une ville aux dangers ensorceleurs, Jean-Michel Basquiat, né en 1960 d’un père haïtien et d’une mère portoricaine, devient en peu de temps l’un des chefs de file de la nouvelle scène artistique underground, aux côtés de Keith Haring et d’Andy Warhol. Poète, graffeur, musicien mais surtout peintre, il se consume dans l’urgence de créer, de surprendre, de réussir, de devenir riche et célèbre – telle une étoile filante montée au firmament de la folle effervescence new-yorkaise des années 1980. Ardente et poétique, cette fiction biographique épouse la fougue de l’acte créateur tel que le pratiquait celui que l’auteur rebaptise « Jay » : les mots se heurtent et sonnent pour dire le combat qu’il mena contre un monde décevant de torpeur, dégoûtant de corruption et d’hypocrisie – et contre lui-même. Il voulait être un héros, il est devenu culte, symbole de l’art qui dévore et transcende l’existence

« La vie ne danse qu’un instant » Theresa Révay.  – Rome, 1936. Alice Clifford, correspondante pour le   New York Herald Tribune, assiste au triomphe de Mussolini. Sa liaison avec un diplomate proche du pouvoir fasciste ne l’aveugle pas, et son goût pour la liberté l’empêche de succomber aux sirènes des dictatures.
La guerre menace, les masques vont tomber. Alice découvre les conspirations qui hantent les couloirs du Vatican et les rues de Berlin, tandis que attirance pour un journaliste allemand révèle les fêlures de son passé.
Des palais romains à la corniche d’Alexandrie, des montagnes d’Éthiopie aux plaines de Castille,   l’inoubliable portrait d’une femme intrépide et passionnée.
 Un souffle romanesque qui retient le lecteur captif, pour son plus grand bonheur.  Anne Michelet, Version Femina.
 Alice est une petite merveille se sensualité et de lucidité dont la danse sur les volcans de l’Histoire est un très bel instant de grâce tragique.  Joëlle Chevé, Historia

Les indispensables de l’été 

« Trois saisons d’orage » Cécile Coulon. –  » La talentueuse Cécile Coulon frappe encore avec ces Trois saisons d’orage […] La précision de son regard, injectée dans ses descriptions de liens ténus, explose au détour de bien des scènes inattendues, confirmant virtuosité narrative et capacité à saisir l’universalité dans les détails.  » La Croix
 » Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste. « 
Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.
Saga portée par la fureur et la passion, Trois saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules,  » forteresse de falaises réputée infranchissable « , où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis.
Cécile Coulon renoue ici avec ses thèmes de prédilection – la campagne opposée à la ville, la lutte sans merci entre l’homme et la nature –, qui sont les battements de coeur du très grand succès que fut Le Roi n’a pas sommeil (Éd. Viviane Hamy, 2012).
Ce roman a reçu le Prix des Libraires 2017.

« Un funambule sur le sable » Gilles Marchand. – Naître, grandir, aimer, enfanter : rencontrez Stradi, un jeune homme qui, malgré son handicap de naissance, mène sa vie avec un optimisme invincible. Ecole, études, emploi, amours : Gilles Marchand nous propose un grand et beau roman d’éducation, un manifeste pour les pouvoirs de l’imagination et de la fantaisie. Le handicap de son héros ? Il est né avec un violon dans le crâne. Un vrai violon. Par l’auteur de Une bouche sans personne, prix Libr’à Nous 2017.

Stradi naît avec un violon dans le crâne. Cette anomalie rare fait la joie des médecins, et la souffrance de ses parents. D’abord condamné à rester à la maison, il peut finalement aller à l’école et découvrir que les plus grandes peines de son handicap sont l’effet de la maladresse ou de l’ignorance des adultes et des enfants. Mais, à ces souffrances, il va opposer chaque jour son optimisme invincible, hérité de son père inventeur et de sa mère professeur. Et son violon, peu à peu, va se révéler être un atout qui, s’il l’empêche de se concentrer sur ses devoirs, lui permet toutes sortes d’autres choses : rêver, espérer… voire parler aux oiseaux. Un jour, il rencontre l’amour en Lélie, une jeune femme déterminée qui s’éprend de lui. Ils vont s’aimer, se quitter, se retrouver, et faire couple. Jusqu’au moment où cette fantaisie permanente de Stradi va se heurter aux nécessités de la vie adulte : avoir un travail, se tenir bien, attendre la mort dans l’ennui le plus total. Comment grandir sans se nier ? Comment s’adapter sans renoncer à soi ? Stradi devra découvrir qui il est, s’il est défini par son handicap, ou s’il peut lui échapper. Est-ce lui qui est inadapté, ou le monde qui est inadapté ?
Dans ce deuxième texte empreint de réalisme magique, Gilles Marchand, après le succès d’ Unebouche sans personne, livre un beau et grand roman d’éducation, vibrant plaidoyer pour la différence, et pour les puissances de l’imagination, qui permettent de vaincre le réel, quand celui-ci nous afflige et nous opprime. Un roman plein de musique, de fantaisie, d’imagination, de lumière et d’optimisme, accompagné par la musique des Beach Boys, et brillant de mille éclats empruntés à Gary, Vian et Perec.

« Jours barbares » William Finnegan.  – Le surf ressemble à Un sport, un passe-temps. Pour ses initiés, c’est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre. Elevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l’université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l’Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l’île de Madère. D’un gamin aventureux, passionné de littérature, il devint un écrivain, un reporter de guerre pour le New Yorker. À travers ses mémoires, il dépeint une vie à contre-courant, à la recherche d’une autre voie, au-delà des canons de la réussite, de l’argent et du carriérisme ; et avec une infinie pudeur se dessine le portrait d’un homme qui aura trouvé dans son rapport à l’océan une échappatoire au monde et une source constante d’émerveillement. Ode à l’enfance, à l’amitié et à la famille, Jours Barbares formule une éthique de vie, entre le paradis et l’enfer des vagues, où l’océan apparaît toujours comme un purgatoire. Un livre rare dont on ne ressort pas tout à fait indemne, entre Hell’s Angels de Hunter S. Thompson et Into The Wild de Jon Krakauer.
William Finnegan a acquis ses galons de journaliste lors de la guerre civile au Soudan, en Afrique du Sud pendant l’Apartheid, dans les Balkans ou à Mogadiscio. Ses reportages sur les théâtres d’opérations sont le fruit de longues immersions et de patientes observations, ou, comme il aime à le résumer : « Je fouine, je parle aux gens, j’attends.’ Il a reçu en 2016 pour Jours Barbares le prestigieux Prix Pulitzer.

« La femme à droite sur la photo » Valentin Musso. – Los Angeles, 1959. L’actrice Elizabeth Badina se volatilise durant le tournage du film qui devait faire d’elle une star. Enlèvement? Meurtre? Disparition volontaire? Malgré l’enquête conjointe de la police et du FBI, l’affaire ne sera jamais résolue.
1998. Après un succès fulgurant au box-office qui a fait de lui la coqueluche d’Hollywood, le scénariste David Badina affronte une traversée du désert. Incapable de mener à bien le moindre projet, il est contacté par Wallace Harris, légende vivante du 7e art et metteur en scène paranoïaque, qui lui demande de travailler au scénario de ce qui sera sans doute son dernier film. Ils ne se sont jamais rencontrés mais un lien unit les deux hommes : Wallace Harris n’est autre que le réalisateur du drame policier qui devait lancer la carrière d’Elizabeth, la mère de David. Et l’un des derniers à l’avoir vue vivante.
En acceptant son offre, le scénariste va tenter de découvrir ce qui est arrivé à sa mère quarante ans plus tôt. Quitte à déterrer de vieux secrets qui feront voler sa vie en éclats.
Né en 1977, Valentin Musso est l’auteur de cinq romans traduits dans plusieurs langues. Après le succès d’Une vraie famille, il entraîne le lecteur dans une histoire aux rebondissements vertigineux, au cœur d’une Amérique de rêves et de désillusions.

« Les pièges de l’exil » Philip Kerr. – Au milieu des années 1950, Bernie Gunther, devenu concierge du Grand-Hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat, trompe l’ennui en fréquentant les tables de bridge. Son talent de joueur lui ouvre les portes de la Villa Mauresque, résidence de Somerset Maugham. L’écrivain au sommet de sa gloire a bientôt besoin de l’ancien détective : victime d’un maître chanteur, Maugham apparaît sur des photos compromettantes en compagnie d’Anthony Blunt et de Guy Burgess, deux des traîtres de la bande de Cambridge… La situation se corse quand Gunther est dangereusement rattrapé par son passé.

Né en 1956 à Édimbourg, Philip Kerr est l’auteur de plus de trente livres acclamés dans le monde entier, il a reçu de nombreux prix.
 » À son meilleur, Philip Kerr orchestre l’affaire de main de maître. Un régal. « 
L’Express

 » Dans l’ombre » Arnaldur Indridason.-  La mort a été immédiate. Une balle dans la tête. Aucune trace de lutte n’est relevée dans ce modeste appartement de Reykjavík. Le seul détail troublant est une croix gammée tracée sur le front de la victime. Très vite, en cet été 1941, les soupçons se portent sur les soldats étrangers venus contrer l’expansion nazie. Les enquêteurs Flovent et Thorson doivent agir avec prudence : malgré l’occupation alliée, l’ombre du Troisième Reich plane toujours au-dessus de l’Islande.
Arnaldur Indridason est le plus grand auteur de polars islandais contemporains. Tous ses romans sont disponibles en Points.
 » Perception de la durée, patience des personnages, minutie de l’intrigue : une fois de plus, Indridason touche juste. À période sombre, roman noir. « 
L’Obs
 » Prenant, authentique, fascinant. « 
Harlan Coben

« Songe à la douceur » Clémentine Beauvais. – Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, elle est timide, idéaliste et romantique. L’inévitable se produit, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana a changé, Eugène également. Vont-ils encore aller à l’encontre de leurs sentiments ?
Clémentine Beauvais est une autrice française née en 1989. Son roman Les Petites Reines a reçu le prix du meilleur livre jeunesse 2015 du magazine Lire.
 » Et si Clémentine Beauvais était en train de secouer la littérature ? « 
Philosophie Magazine
 » Éminemment romanesque, poétique, théâtral son texte, chargé d’émotions, dit avec humour et légèreté, toutes les saisons de l’amour. « 
Michel Abescat, Télérama
 » Je prédis le best-seller. « 
François Busnel,  » La Grande Librairie « 

« L’embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard «  Isabelle Duquesnoy.      » Pute borgnesse ! « 
Victor Renard n’eut jamais de chance avec les femmes. À commencer par sa mère, l’épouvantable Pâqueline, qui lui reprochait d’être venu au monde en étranglant son frère jumeau de son cordon ombilical. Puis ce fut Angélique, la prostituée, qui se moquait des déclarations enflammées de Victor et de sa difformité, comme de sa  » demi-molle « .
Victor échappe pourtant à sa condition misérable : il devient embaumeur. Avec les cadavres, au moins, le voilà reconnu. Et en ces temps troublés, quelle meilleure situation ? Les morts, après la Révolution, ne manquent pas dans Paris…
Mais le sort le rattrape et l’épingle, comme le papillon sur l’étaloir. Face à ses juges et à la menace de la guillotine, Victor révèle tout : ses penchants amoureux, les pratiques millénaires de la médecine des morts, le commerce des organes et les secrets de sa fortune.
Où l’on découvrira que certains tableaux de nos musées sont peints avec le sang des rois de France…
Auteur d’ouvrages historiques, Isabelle Duquesnoy a consacré dix ans de sa vie à ce roman, sans se soucier de savoir s’il serait publié. Elle a fait de cette obsession son chef-d’oeuvre.

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« Les garçons de l’été » Rebecca Lighieri »  – Avec eux, je tremble, je frémis, je suis dans l’adoration, et ce n’est pas un service à rendre aux enfants que de les adorer ». Zachée et Thadée, deux frères, étudiants brillants et surfeurs surdoués, déploient les charmes de leur jeunesse sous l’été sauvage de La Réunion. Mais l’été et la jeunesse ont une fin, et il arrive qu’elle survienne plus vite et plus tragiquement que prévu.

 

« Alamut » Vladimir Bartol.  – Qui a dit que faire croire à des vivants, pour en faire des fanatiques, qu’ils rejoindraient le paradis s’ils mourraient en martyr était une notion contemporaine propre à Al-Qaïda ? Installée dans la citadelle d’Alamut, nichée au coeur des montagnes du nord de l’Iran, un chef Ismaélien n’a de cesse que de faire tomber l’empire des turcs Seldjoukides adeptes du faux prophète. Nous sommes au XIe siècle. Ce leader éclairé veut être sur terre ce qu’Allah est au ciel : omnipotent, invisible, maître de la vie et de le mort. Son plan, en recréant le paradis sur terre dans des jardins secrets où vivent de superbes jeunes femmes, est de faire croire qu’il détient lui aussi les clefs du ciel et peut y envoyer, en remerciements des services rendus, ses meilleurs fedayin. Subjugués, ces jeunes soldats de Dieu seront prêts à mourir au combat pour rejoindre ces lieux merveilleux qui les accueillent comme des rois…

« Les derniers stade de la soif » Frederick Exley.  –Avec mordant et poigne, Exley décrit les profonds échecs de sa vie professionnelle, sociale et sexuelle. Ses tentatives pour trouver sa place dans un monde inflexible le mènent aux quatre coins du pays, mais surtout à l’hôpital psychiatrique d’Avalon Valley. Au gré des bars, des boulots et des rencontres improbables, l’obsession d’exley pour la gloire, les New York Giants et leur joueur star, Frank Gifford, grandit. Dans ses mémoires fictifs, en plongeant la tête la première dans ce « long malaise » qu’est sa vie. Chargé en grande partie de ce qu’il appelle « les fardeaux du chagrin » et de catastrophes ordinaires, ce premier roman est un époustouflant voyage littéraire. C’est drôle. C’est touchant. C’est à la fois Nabokov et Bukowski et Richard Yates et Thomas Bernhard.

« Les métamorphoses »  Ovid.  – C’est en l’an I que le poète latin compose Les Métamorphoses où il relate les grandes et petites histoires de la mythologie
greco-romaine.
Destinée aux classes de Sixième, cette édition réunit 12 métamorphoses pour faire découvrir aux élèves l’univers d’Ovide.
Elle confronte des épisodes célèbres (Narcisse, Apollon et Daphné, Orphée) à des récits moins attendus (Pyrame et Thisbé,
Niobé).
Groupements de textes du volume :
1. La démesure des héros antiques
2. Métamorphoses d’hier et d’aujourd’hui

« La maison de poupée » M.J. Arlidge. – Une jeune fille se réveille dans un lit qui n’est pas le sien. Plus inquiétant : la chambre dans laquelle elle se trouve n’est qu’un décor reconstitué dans une cave dont elle est prisonnière. La panique monte. Comment a-t-elle atterri ici ? Et pourquoi ?
Pendant ce temps, des promeneurs font une découverte macabre : le corps décomposé d’une femme sur une plage. La disparition de la victime remonte à plusieurs années sans jamais avoir été signalée : la famille continuait de recevoir des nouvelles via les réseaux sociaux et n’avait donc aucune raison de s’inquiéter.
Pour la détective Helen Grace, c’est la preuve que le meurtrier qu’elle traque est pervers, mais aussi intelligent et manipulateur.
L’heure tourne. Et quelque part, une autre femme lutte pour sa survie…
 » L’enquête qui conduit vers ce psychopathe vorace se dévore en une bouchée ! « 
Julie Malaure – Le Point

« Am Stram Gram » MJ Arlidge. – Un thriller phénomène dans lequel des victimes prises au piège d’un tortionnaire retors doivent choisir entre tuer ou être tuées.

Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d’une piscine vide dont il est impossible de s’échapper. À côté d’eux, un pistolet chargé d’une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message :  » Vous devez tuer pour vivre.  » Les jours passent, la faim et la soif s’intensifient, l’angoisse monte. Jusqu’à l’issue fatale. Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n’avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire. Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe. Rien ne sera plus terrifiant que la vérité

« Il court, il court le furet ». M.J.Arlidge – Après le succès d’Am Stram Gram, Il court, il court, le furet est le nouveau thriller électrisant de la nouvelle star du thriller anglais M.J. Arlidge.

Southampton, quartier rouge. Le corps d’un homme est découvert. Atrocement mutilé, le cœur arraché. Peu de temps après, un colis est déposé au domicile de la victime. Sur un écrin de journaux, repose… son cœur. Bientôt, un autre corps est retrouvé. Même mise en scène macabre. La peur s’empare de la ville. Pain bénit pour les tabloïds, le tueur en série est bientôt comparé à Jack l’Éventreur. Pourtant, ce ne sont pas les prostituées qui sont visées mais leurs clients. Les victimes, des hommes en apparence bien sous tout rapport, fréquentaient tous en secret les bas-fonds de la ville. Le commandant Helen Grace est chargée de l’enquête. Le tueur est déchaîné. À elle de l’arrêter avant qu’il ne frappe de nouveau.

 

« Géographie des nuages » Hubert Haddad. –   L’auteur de fictions voyage dans un monde parallèle, étrangement semblable au nôtre, qui semble répondre à toutes les exigences de cette science qui a pour objet les caractéristiques physiques et humaines de notre bonne vieille planète, et qu’on appelle géographie. A travers l’écriture, les paysages et les physionomies, tout à la fois prégnants et évanescents, configurent un cadastre onirique singulier et ouvrent aux espaces inaliénables de l’intériorité. Ce recueil de nouvelles est une méditation sur le dépaysement autant qu’un éloge de l’imaginaire romanesque.

« Dans les eaux du Grand Nord » Ian McGuire. – Un baleinier du XIXe siècle met le cap sur l’Arctique avec un tueur à bord… un roman de survie sombre, puissant et original.

Puant, ivre, brutal et sanguinaire, Henry Drax est harponneur sur le  » Volunteer « , un baleinier du Yorkshire en route pour les eaux riches du cercle polaire arctique. Patrick Sumner, un ancien chirurgien de l’armée traînant une mauvaise réputation, n’a pas de meilleure option que d’embarquer sur le baleinier comme médecin. En Inde, pendant le siège de Delhi, Sumner a cru avoir touché le fond de l’âme humaine, et espère trouver du répit sur le  » Volunteer « … Mais pris au piège dans le ventre du navire avec Drax , il rencontre le mal à l’état pur et est forcé d’agir. Alors que les véritables objectifs de l’expédition se dévoilent, la confrontation entre les deux hommes se jouera dans l’obscurité et le gel de l’hiver arctique. 

« Un petit Boulot » Iain Levison -Une petite ville américaine ravagée par la fermeture de l’unique usine. Un héros qui perd non seulement son travail, sa télé, son aspirateur, mais aussi sa petite amie. Pour ne pas perdre aussi sa propre estime, il est prêt à accepter n’importe quel « petit boulot », y compris celui qu’un bookmaker mafieux, lui propose. Un portrait au vitriol de l’Amérique des laissés-pour-compte. « Un antidote à la déprime généralisée! » Télérama« Un coup de maître. » Le Monde« Noir et loufoque. une sacrée bonne surprise. » Elle« Hautement recommandable. » Libération« Très drôle et très noir. » Le JDD« Haletant. » L’Écho Républicain« Scotchant. » Presse Océan« Une parodie de roman policier. » La Libre Belgique« L’incroyable réussite de ce roman, c’est qu’il rend euphorique. » Le Soir« Un court roman burlesque. » La Quinzaine Littéraire« Contre la mondialisation, rien de plus efficace que la dérision. » Marianne« Cette lecture résonne comme une claque glaciale, joyeuse et sulfureuse. » Librairie Passages, Lyon« Un humour qui n’est pas sans rappeler celui des frères Coen. » Librairie Page 189, Paris« Le roman le plus drôle sur la crise. » Librairie Le Divan, Paris« Noir, drôle, tout à fait immoral, un régal! » Librairie Millepages, Vincennes« Portrait au vitriol ou critique ironique d’une Amérique qui abandonne sans états d’âme ses concitoyens, Un petit boulot touche là où ça fait mal : ça pique, ça grince et c’est drôle! » Librairie Coiffard, Nantes« Iain Levison est le chaînon manquant entre Ken Loach et Donald Westlake. » Librairie Lucioles, Vienne« Alliance de politiquement incorrect et d’humour noir, attachant voir attendrissant, on se régale du début à la fin! » Librairie des Batignolles, Paris« C’est drôle, c’est noir, un peu amoral, et parfaitement réjouissant. » Librairie Atout Livre, Paris« Iain Levison n’a pas son pareil lorsqu’il s’agit de dézinguer le rêve américain quand il ressemble à s’y méprendre aucauchemar. » Librairie Les Cordeliers, Romans-sur-Isère« Dé-ca-pant ! Malgré une histoire noire et désespérée, l’humour est ici omniprésent grâce à des situations extravagantes et complètement loufoques. Un bijou! » Librairie La Galerne, Le Havre

 

« Snobs »: Julian Fellowes.

Quand Edith Lavery, jeune roturière pleine d’ambition, conquiert le cœur du comte Charles Broughton, l’un des célibataires les plus convoités de l’aristocratie anglaise, elle et sa mère ne se tiennent plus de joie. Une fois devenue comtesse, Edith ne tarde pas à se lasser des interminables parties de chasse et des thés de bienfaisance chapeautés par sa terrible belle-mère, Googie. C’est alors qu’elle tombe dans les bras de Simon Russel, un acteur de seconde zone, s’attirant ainsi les foudres du monde qu’elle a eu tant de mal à intégrer…D’une intrigue digne de Jane Austen, Julian Fellowes tire une satire réjouissante des mœurs de l’aristocratie anglaise. 

 » Dévorer ce roman, qui reflète toutes les nuances aussi exaspérantes que terriblement séduisantes de la société anglaise, est un régal délicieusement coupable. Un pur enchantement. « 

 

« Fantaisies » E.T.A Hoffmann –  C’est le premier en date et peut-être le plus sidérant des recueils de contes d’Hoffmann Celui, hélas, qui a été le plus constamment trahi par ses « traducteurs », qui en ont systématiquement écarté les admirables Kreisleriana – où puisèrent pourtant Charles Baudelaire et Robert Schumann. La présente édition offre aux lecteurs d’aujourd’hui la version intégrale de ce chef-d’oeuvre qui déborde de très loin, de très haut, le cadre de ce qu’on appelle le fantastique : exactement tel que le rêva Hoffmann ; et tel que le présenta au public son génial préfacier : Jean Paul Richter. Voici, en plus de quatre cents pages, une suite ininterrompue de merveilles : « Le chevalier Gluck », »Don Juan », « Le magnétiseur », « Le vase d’or » – le plus beau portique qui soit pour accéder à l’oeuvre d’Hoffmann.

« Canicule » Jane Harper –  Kiewarra. Petite communauté rurale du sud-est de l’Australie. Écrasée par le soleil, terrassée par une sécheresse sans précédent. Son bétail émacié. Ses fermiers désespérés. Désespérés au point de tuer femme et enfant, et de retourner l’arme contre soi-même  ? C’est ce qui est arrivé à Luke Hadler, et Aaron Falk, son ami d’enfance, n’a aucune raison d’en douter. S’il n’y avait pas ces quelques mots reçus par la poste : Luke a menti. Tu as menti. Sois présent aux funérailles… Les blessures de son départ précipité de Kiewarra sont encore à vif, mais Aaron a une dette, et quelqu’un a décidé que le moment est venu de la payer.

Thriller au suspense psychologique torride, Canicule nous enlise dans une communauté à la mentalité aussi aride que la sécheresse qui l’accable. François Lestavel, Paris Match.

C’est toute une ambiance, mélange de western et de roman d’initiation, que Jane Harper livre avec doigté. Marianne Payot, L’Express Styles.

 

« Le pays que j’aime » Caterina Bonvicini

Valerio et Olivia grandissent ensemble dans la magnifique villa de la famille Morganti, à Bologne : Olivia est l’héritière des Morganti, de riches entrepreneurs du bâtiment, et Valerio est le fils du jardinier. Après une enfance de rêve, ils ne cessent de se séparer, de se retrouver, de se perdre de nouveau. Autour d’eux, c’est toute l’Italie berlusconienne qui tangue comme un bateau ivre.

 

 

Michel GEHIN

Responsable cercle de lecture et de l’histoire

 

 

 

 

 

 

 

Le cercle de lecture prend des vacances 🌴🕶

 

 

 

 

 

L’équipe de l’UFE andalousie, et Prisca Vanier, vous souhaitent de passer excellentes vacances  et espèrent vous retrouver en octobre pour de nouvelles retrouvailles à la bibliothèque Municipale d’Arroyo de la Miel.

 

Bonnes vacances à tous!

Cercle de lecture L’étrange voyage de Rudolf HESS

 

L‘étrange voyage de Rudolf Hess, de Martin Allen, le secret le mieux gardé des services de renseignements britanniques pendant la dernière guerre enfin dévoilé, c’est ce que Michel Géhin vous propose de découvrir le mardi 19 juin 19h30 à la bibliothèque municipale d’Arroyo de la Miel, Benalmádena.

 

Dans la nuit du 10 mai 1941,  alors que l’armée nazi s’apprête à envahir l’URSS, Rudolf Hess, le bras droit de Hitler, se rend en Écosse, seul aux commandes de son avion Messerschmitt, et atterrit près de Glasgow. Son but ? Entamer des pourparlers de paix qui éviteront au Reich de combattre sur deux fronts. Capturé en Ecosse, Hess demande à rencontrer le duc de Hamilton, qu’il classe – à tort – parmi les partisans de « l’apaisement » avec l’Allemagne nazie. Personne n’avait réellement mis en lumière les véritables raisons de cet acte que, sur le moment, tant du côté allemand qu’anglais, on attribua à la folie du personnage. Désavoué par Hitler, négligé par les Anglais qui s’aperçurent qu’il n’avait rien de consistant à leur apporter, Rudolf Hess garda le silence pendant les cinquante ans d’emprisonnement qui suivirent, jusqu’à sa mort en 1987.

Hess, féru d’astrologie, a suscité des théories d’autant plus tortueuses que l’officier de renseignement Ian Fleming, futur père de James Bond, pouvait être relié à l’affaire… Le doute plane en tout cas sur le degré de connaissance qu’avait le Führer de la « mission » Hess. Mis sur la touche par ses rivaux, l’homme a-t-il agi de son propre chef afin de reconquérir la bienveillance de Hitler ?

Aujourd’hui, au terme d’un travail d’archives particulièrement minutieux et d’une recherche ayant tout l’air d’une enquête policière, Martin Allen dévoile les motifs cachés de cette fuite. Il révèle le rôle crucial joué par le SO1, un groupe d’agents secrets chargés par Churchill de mener une guerre psychologique contre Hitler. Leur machination eut un impact décisif sur le bras de fer entre les deux hommes.

Un ouvrage passionnant.

À la fin de cette présentation , un apéritif, préparé par les membres de notre association, UFE Andalousie, et les participants aux cercles de lecture,  clôturera   ces rencontres, jusqu’à la rentrée prévue en septembre ou octobre.

 

l’Alchimiste, mercredi 23 mai à 19h00

Daneil Moineau nous propose de découvrir ou de redécouvrir « l’Alchimiste » de Paolo Coelho.

L’histoire de ce conte philosophique est celle d’un jeune berger andalou, Santiago, qui va voyager jusqu’aux Pyramides d’Égypte en passant par Tanger au Maroc et le désert du Sahara. Ce voyage sera la révélation de sa « légende personnelle » sur un fond de superposition entre frontières géographiques et espace intérieur. Il s’agit bel et bien du récit d’un voyage initiatique qui va faire jaillir aux yeux de Santiago le véritable sens de la vie.

Santiago est un jeune homme destiné à la vie de prêtre, entré au séminaire pour y étudier la théologie, l’espagnol et le latin comme le souhaitaient ses parents. Il a suivi cette voie pour leur faire plaisir. Jusqu’au jour de ses 16 ans où il prend courageusement sa propre décision en choisissant le métier de berger. « On a voulu faire de moi un prêtre et j’ai décidé d’être berger » nous dit-il. Cette nouvelle vie a l’air de lui convenir : il mène donc une vie de solitaire, proche de la nature, il assouvit sa passion de lectures et de rêves d’horizons lointains, en gagnant sa vie par la vente de la laine des moutons.

Le voyage initiatique de Santiago commence à partir d’un rêve qu’il fait et qui le trouble, à deux reprises, en gardant son troupeau. Et dans ce rêve, il imagine un trésor au pied des pyramides d’Égypte. Cela deviendra son but : atteindre ce trésor. Pour ce faire, il abandonne son quotidien, et la sécurité que cela lui apporte, pour partir en quête de cette « légende personnelle ». Pourquoi ? Parce qu’il est persuadé que « la possibilité de réaliser un rêve rend la vie intéressante ». Vivant en Andalousie, au sud de l’Espagne, et donc près de l’Afrique, il va entreprendre de démarrer son voyage par le Maroc, à Tanger exactement.

Santiago ouvre alors son esprit et son coeur et part à la découverte du monde, même si sa route est semée d’épreuves. Et c’est le début d’une aventure philosophique qui a pour toile de fond le désert du Sahara. Les rencontres qu’il fera en cours de route seront révélatrices et pleines de sagesse. D’abord, c’est une gitane qui lui apprendra à interpréter son rêve. Puis, Melchisédech, roi de Salem, qui a l’air de bien connaître Santiago sans l’avoir jamais vu, et qui le poussera en direction du trésor, en lui donnant des pierres qui l’aideront à faire des choix. Ensuite, ce sera un marchand qui le fera travailler, grâce à quoi il aura assez d’argent pour se rendre en Égypte. Puis, sur la route, il fera la rencontre d’un anglais, et puis Fatima une belle jeune femme dont Santiago tombera amoureux, mais qu’elle préfère ne pas retenir pour ne pas l’empêcher de poursuivre son rêve. Et puis un voleur, des guerriers, un moine, ou encore un guide. Ces personnages vont tour à tour permettre à Santiago d’avancer en lui donnant des signes, consciemment ou pas. Et, de fil en aiguille, dans le désert, il rencontrera ce personnage clé l’Alchimiste, qui lui apprendra à ouvrir son coeur, à lire les signes du destin et à aller au bout de ses rêves qui font partie de l’univers dans son ensemble.

C’est en apprenant à se questionner que Santiago découvrira alors l’homme qu’il est vraiment : finalement, c’est en se connaissant soi même que l’on peut trouver la raison de notre existence.

La recherche du trésor ne sera finalement qu’une métaphore, qu’un prétexte, de la grande aventure humaine que Santiago est en train de vivre. Il fera au long de son périple l’apprentissage de la patience, de la méditation, de la connaissance de soi et des autres… Le vrai trésor que Santiago va trouver est en fait cette « légende personnelle » et dont il aura conscience dans le désert, où il se retrouve presque par hasard. Ce sera l’occasion pour lui de faire le vide, loin de ses conditionnements. En effet, cet endroit qui peut paraître au premier abord hostile et sans vie se révèle être tout le contraire. Santiago y apprendra énormément de choses. « Plonge-toi donc dans le désert, lui dit l’Alchimiste. Il sert à la compréhension du monde aussi bien que n’importe quelle autre chose sur terre« . Et puis il y trouvera messages, signes et guides comme l’Alchimiste, ce personnage étrange qui le remet souvent en question. Tout cela ne sera qu’une voie vers les pyramides.

Et finalement, Santiago aura une grande révélation en arrivant au pied des pyramides, là où l’attend son trésor. Justement, le trésor qu’il a trouvé n’est-il pas dans la quête de ce trésor elle-même ? Pourtant, Santiago a bien été tenté à plusieurs reprises de lâcher ce rêve, notamment pour rester auprès de Fatima. Mais les protagonistes, tour à tour, l’ont poussé à accomplir cette quête jusqu’au bout, pour qu’il n’ait pas à le regretter un jour.

Si vous souhaitez entrer en contact avec le responsable du cercle de lecture vous pouvez le faire en remplissant le formulaire suivant:

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Cercle de lecture deuxième partie: Homo Sapien

 

 

Homo Sapien de Yuval Noah Yarari

H O M O D E U S

 

J’ai été attiré par ce livre suite au titre tapageur de l’hebdomadaire « Le Point » n° 2347 en date du 31 Aout 2017 « l’Auteur de « SAPIENS » « prophétise » l’Homme Dieu » : Immortalité, intelligence artificielle, bio humanisme ».

Assimilé par épisode car le bouquin est particulièrement indigeste : digressions, répétitions, plan annoncé pas respecté, entre autres.
L’auteur, YAVAL NOHA HARARI, professeur d’histoire militaire médiévale, nous décrit la formidable révolution qui va transformer notre monde.
Axiome de base : nos sentiments, nos émotions, nos désirs ne sont que des algorithmes biochimiques ou bioélectrique manipulables. Cette manipulation associée aux nouvelles technologies et à la bio-ingénierie fera de nous des immortels heureux.

Cependant HARARI nous prévient, le prix à payer sera élevé :
Intelligence humaine probablement supplantée par l’intelligence artificielle de plus en plus performante.
Les « BIG DATAS » qui collecte des informations sur nos vies et habitudes via les objets connectés qui nous entourent au point de représenter des dangers irréversibles pour nos libertés et nous transformer en super consommateurs.
Une société inégalitaire inimaginable même pour les adeptes de Marx.
. Une minorité immensément riche propriétaire des logiciels.
. Quelques créateurs de logiciels alimentant la richesse de la minorité.
. Une masse inoccupée dont on ne saura que faire et pour qui il va falloir inventer un nouvel art de vivre (ou plutôt une manière de meubler le temps).

Pour HARARI, le combat que les « bio-conservateurs » voudraient mener est perdu d’avance.
L’auteur ne se veut pas prophète mais plutôt lanceur d’alerte. Pas très rassurant tout cela, surtout que nous avons à peu près 95% de chance d‘intégrer « volens nolens » la masse des humains inutiles et finalement encombrants.

A mon sens, l’ouvrage de « l’essayiste le plus influent de la planète » doit être considéré comme un avertissement.
A nous d’entrer dans les détails par des recherches personnelles :
Sur la société :
. Disparition de la cellule familiale.
. Perte de la liberté individuelle.
. Pertes d’empl

Après ce tour d’horizon plutôt pessimiste je ne peux que vous conseiller l’ouvrage de Monique Atlan et Roger Pol Droit « HUMAIN, une enquête philosophique sur ces révolutions qui changent nos vies » aux éditions Champs-Essai (2014). Ouvrage très fouillé mais écrit en français, ce qui lui a fermé les portes des gourous de la Silicon Valley malgré la pertinence des travaux effectués par les auteurs.

Quoi qu’il en soit gardons la tête froide face aux experts pseudo scientifiques :

« La science a des droits qu’il faut refuser à la crédulité. En effet, si certain rêves commencent à devenir réalité et même si les chercheurs reculent les limites de l’impossible, ils se heurteront toujours aux lois fondamentales de la science ». Citation de Gérard Bronner.
« Faut-il être vraiment intelligent ? Nous pouvons refuser que l’intelligence devienne l’unique pierre de touche de notre société et essayer de rendre les gens intelligents plus humains ». Citation de Laetitia Strauch-Bonart.
Même si l’intelligence artificielle supplante un jour l’intelligence humaine dans les sciences, la Littérature et les Arts, nous sommes les seuls êtres parlant un langage articulé inventif et formulant une éthique.
Lors de l’entretien Robert Reeves-Harari le 14/09/17 Robert Reeves met en exergue « l’importance du putain de facteur humain » car « la question reste de savoir ce que l’on fait d’une découverte » avant d’ajouter « la réalité a plus d’imagination que nous ».
Pour le biologiste Didier Raoult, nous devons cesser de nous faire peur :
. Les prédictions épidémiques, démographiques ou climatiques, catastrophiques sont à considérer avec circonscription car « aucun de ces modèles n’a jamais réussi à décrire ce qui s’est réellement passé par la suite… Les prophètes de malheur utilisent des projections scientifiques basées sur l’hypothèse que les choses vont continuer à se dérouler de la même manière que par le passé. Elles ne prennent pas en compte l’idée d’imprévu. Or, dès qu’il s’agit de phénomènes complexes qui s’étalent sur de longues durées, rien n’est figé, rien n’est définitif.

Ce texte sera l’objet du prochain Cercle de Lecture en date du 17 Avril 2017

Pour ceux qui veulent aller plus loin, lire « La chute de l’Empire Humain » par Charles Edouard Bouee aux Editions Grasset.

« La guerre des intelligences. Intelligence Artificielle versus Intelligence Humaine » par Laurent Alexandre aux éditions J.C Lattès

« Le présent du passé au cube » par Yves Coppens aux éditions Odile Jacob.

« Zéro K » par Don Delillo aux éditions Acte Sud.

« Monstres 2.O-L’autre visage des réseaux sociaux par Pauline Escande-Gauquie et Bertrand Naivin aux éditions François Bourin.

« Arrêtons d’avoir peur » par Didier Raoult aux éditions Michel Lafon.

Michel GEHIN

en savoir plus…

Vegan et bouddhiste

Yuval Noah Harari, né en Israël en 1976, universitaire spécialisé dans l’histoire militaire du Moyen Âge, diplômé d’Oxford, donne des cours de World History à l’université hébraïque de Jérusalem. Il a diffusé ses cours sur internet sous forme de MOOC puis les a transformés en livres. La séduction qu’il exerce tient sans doute à son style convivial de professeur charismatique qui veut pousser ses élèves à remettre en question leurs idées toutes faites pour montrer que leurs croyances et leurs valeurs sont fragiles.

Végétalien – une grosse centaine de pages d’Homo Deus est consacrée aux souffrances que Sapiens fait subir aux autres animaux – Harari vit dans une communauté agricole coopérative près de Jérusalem. Il est aussi adepte de la méditation bouddhiste, tendance Vipassana. Homo Deus est d’ailleurs dédié à son maître S.N Goenka.

Les droits de l’homme, une invention

Des personnalités mondialement admirées, comme Bill Gates et Mark Zuckerberg, ont chaleureusement recommandé Homo Sapiens. Barack Obama a dit qu’il avait adoré cette «histoire de l’humanité vue du ciel», curieuse expression pour qualifier une vision réductionniste de l’homme. On se demande si l’ancien président américain a lu les pages 136 et 137 dans lesquelles Harari décortique le fameux passage de la Déclaration d’indépendance des États-Unis qui dit que tous les hommes sont créés égaux, doués de droits inaliénables parmi lesquels la vie, la liberté, la recherche du bonheur. «Ces principes universels, affirme Harari, n’existent nulle part ailleurs que dans l’imagination fertile des Sapiens et dans les mythes qu’ils inventent et se racontent. Ces principes n’ont aucune validité objective.» Harari écrit également, et pour lui cela ne semble pas souffrir discussion, que «la liberté est une invention des hommes qui n’existe que dans leur imagination». Il entreprend alors une étrange traduction «en langage biologique» de la Déclaration d’indépendance.

Quant à l’âme dont il est plus longuement question dans Homo Deus, elle n’existe pas non plus, explique-t-il, puisque les chercheurs qui ont scruté tous les recoins du cœur et du cerveau humain ne l’ont jamais découverte.

En France, Homo Sapiens n’avait pas fait l’objet d’un grand lancement médiatique. Il s’est transmis de bouche-à-oreille et… d’homme à homme. Phénomène singulier, il a été lu principalement par des hommes de catégories socioprofessionnelles supérieures qui le recommandaient à leurs amis, comme les lectrices le font habituellement avec leurs romans préférés.

Qui trop embrasse sème la confusion

Pourtant la plupart des lecteurs d’Homo sapiens, lorsqu’on leur demande ce qu’ils en ont pensé et quel est le propos de l’auteur, ont du mal à répondre. Ils plissent le front. En effet, en le lisant, on se demande où Harari veut en venir. On sent qu’il veut en venir quelque part, mais qu’il entretient un certain flou, ou peut-être qu’il n’arrive pas à dissiper le flou de sa propre pensée. Il est indéniablement plus à l’aise dans les passages narratifs que dans lorsqu’il entreprend de philosopher.

Ses lecteurs ont apprécié le foisonnement de connaissances déployées. Il est vrai qu’on peut picorer dans ces livres une multitude d’études chiffrées et d’anecdotes historiques intéressantes. Mais dans certains domaines, ces connaissances sont sujettes à caution, parfois erronées à force d’être schématiques ou partielles, au point qu’on se demande si elles sont de première main ou s’il répète ce qu’il a lu dans les livres répertoriés dans la bibliographie. Une bibliographie où ne figurent que des ouvrages et des articles contemporains. La culture classique de Harari, en littérature et en philosophie, sans parler de la théologie, semble très succincte.

Harari a un réel talent pour vulgariser, faire réfléchir en faisant marcher l’imagination de son lecteur. À cet égard, il serait certainement un bon auteur de romans dans lesquels il pourrait laisser s’exprimer les contradictions et les angoisses légitimes qui l’habitent.

Mais en refermant Homo Sapiens et Homo Deus qui brassent des milliers de siècles, d’histoires, de sujets, d’idées et de supputations, on est assommé comme si on sortait d’un chaos. À la toute dernière page, Harari semble dire qu’il a eu lui-même cette impression: «Élargir nos horizons peut se retourner contre nous en semant la confusion et en nous rendant plus passifs qu’avant.» Étrange.

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