L’Infini dans le Roseau

Le vendredi 29 avril, à 19h00, à la Bibliothèque d´Arroyo de la Miel (au-dessus du Parc de la Paloma), Prisca Vanier présentera le livre d´Irene Vallejo: « L´Infini dans un roseau » . 

Racontée sur le ton d’une fable, en équilibrant magistralement érudition et vulgarisation, et en dialogue permanent avec notre présent, Irene Vallejo (Saragosse, 1979) nous plonge dans l’histoire collective de tous ceux qui ont rendu possible au cours des siècles ce qui, selon les mots de Rafael Argullol, est « le plus grand instrument de liberté que l’être humain se soit donné » : le livre.

Quand les livres ont-ils été inventés ? Comment ont-ils traversé les siècles pour se frayer une place dans nos librairies, nos bibliothèques, sur nos étagères ? Irene Vallejo nous convie à un long voyage, des champs de bataille d’Alexandre le Grand à la Villa des Papyrus après l’éruption du Vésuve, des palais de la sulfureuse Cléopâtre au supplice de la philosophe Hypatie, des camps de concentration à la bibliothèque de Sarajevo en pleine guerre des Balkans, mais aussi dans les somptueuses collections de manuscrits enluminés d’Oxford et dans le trésor des mots où les poètes de toutes les nations se trouvent réunis. Grâce à son formidable talent de conteuse, Irene Vallejo nous fait découvrir cette route parsemée d’inventions révolutionnaires et de tragédies dont les livres sont toujours ressortis plus forts et plus pérennes. L’Infini dans un roseau est une ode à cet immense pouvoir des livres et à tous ceux qui, depuis des générations, en sont conscients et permettent la transmission du savoir et des récits. Conteurs, scribes, enlumineurs, traducteurs, vendeurs ambulants, moines, espions, rebelles, aventuriers, lecteurs ! Autant de personnes dont l’histoire a rarement gardé la trace mais qui sont les véritables sauveurs de livres, les vrais héros de cette aventure millénaire.

Irene Vallejo obtient un doctorat en philologie classique à l’université de Saragosse puis à celle de Florence. Elle se consacre ensuite principalement à la recherche et divulgation d’auteurs classiques. Elle collabore avec les journaux Heraldo de Aragón et El País, où elle publie des articles mêlant des sujets d’actualité avec des apprentissages tirés du monde ancien1. Deux livres, El pasado que te espera et Alguien habló de nosotros, recueillent les articles de ses colonnes hebdomadaires2.

En 2011, elle publie son premier roman, La luz sepultada. C’est une histoire quotidienne de sentiments et peurs située à Saragosse en 1936, à la veille de l’éclatement de la guerre civile espagnole3. Son deuxième roman, El silbido del arquero, met en place une histoire d’aventures et d’amour ayant lieu dans un passé lointain, tout en se rapprochant des conflits contemporains4. Elle publie aussi des livres pour la jeunesse, tels que El inventor de viajes, illustré par José Luis Cano, et La leyenda de las mareas mansas, en collaboration avec la peintre Lina Vila (es)5 Son récit Le mal invisible fait partie de l’anthologie de narratrices aragonaises Hablarán de nosotras (2016)5.

En 2020, elle reçoit le prix national de l’Essai pour son livre L’infini dans un roseau, devenant la cinquième femme à le recevoir depuis sa création en 19756.

L’impératrice Cixi

Mardi 17 mai, à la Bibliothèque municipale de Benalmádena, aura lieu la présentation du livre de Juang Chang, l’impératrice Cixi , par Michel Gehin.

L’impératrice Cixi (chinois : 慈禧 ; pinyin: Cíxǐ ;  Wade-giles : Tz’u-Hsi), née le 29 novembre 1835 à Pékin  et décédée le 15 novembre 1908 dans la cité interdite, est une impératrice  douairière de Chine de la dynastie Qing qui exerça la réalité du pouvoir en Chine pendant 47 ans de 1861 à sa mort.

Cixi est la fille d’un fonctionnaire Mandchou sans particularité. En 1852, elle est alors âgée de 16 ans quand l’empereur la retient pour son harem parmi les nombreuses concubines royales. Quand l’empereur décède en 1861, le fils qu’il a eu avec Cixi a cinq ans. Il doit lui succéder sur le trône. Cixi avec la complicité de l’impératrice officielle qui n’avait pas d’enfant mâle organisa un coup d’État. Elle devient ainsi la véritable impératrice de Chine. Elle réside  à Pékin, au sein du Palais d’Été et du harem de la cité interdite entourée notamment d’eunuques.

Impératrice éclairée, elle est à l’initiative de la modernisation du pays. La Chine se dote d’industrie, de chemins de fer, du télégraphe et un programme d’électrification est engagé. L’armée de terre et de la marine sont équipée de matériels performants. Elle abolit la pratique de tortures telles que “la mort des mille coupures”. Par ailleurs elle décide de mettre fin au bandage des pieds des femmes chinoises. L’Impératrice Cixi doit faire face à des crises comme la rébellion des Boxers. 

Au niveau international elle doit combattre les puissances occidentales avec des guerres contre la France et le Japon. Elle doit aussi s’opposer à l’invasion de huit puissances alliées, dont la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Russie et les États-Unis. Elle a mis en place de nombreux programmes en particulier dans l’éducation et la législation sociale qui auraient changé la Chine rapidement si la dynastie Qing n’avait pas été renversée dans une révolution nationaliste dans les années 1911 et 1912.

Wikipedia

https://fb.watch/cpatDtVxfG/

El peligro de estar cuerda

Una apasionante reflexión sobre la creatividad a través de la historia de la literatura, la ciencia, las memorias propias y ajenas… y la pura ficción.

Partiendo de su experiencia personal y de la lectura de numerosos libros de psicología, neurociencia, literatura y memorias de grandes autores de distintas disciplinas creativas, Rosa Montero nos ofrece un estudio apasionante sobre los vínculos entre la creatividad y la inestabilidad mental. Y lo hace compartiendo con el lector numerosas curiosidades asombrosas sobre cómo funciona nuestro cerebro al crear, desmenuzando todos los aspectos que influyen en la creatividad, y montándolos ante los ojos del lector mientras escribe, como un detective dispuesto a resolver las piezas dispersas de una investigación.

Ensayo y ficción se dan la mano en esta exploración sobre los vínculos entre la creatividad y la locura, y así el lector asistirá en directo al mismo proceso de la creación, descubrirá la teoría de « la tormenta perfecta », esto es, que en el estallido creativo confluyen una serie de factores irrepetibles, químicos y situacionales, y compartirá la experiencia personal de cómo Rosa Montero vivió en directo, y durante años, muy cerca de la locura.

El peligro de estar cuerda habla de que « las hadas » nos dan un don, y nos hacen pagar un precio por él; los normales no pagamos ese duro precio, pero corremos el riesgo de morir de tedio, en lugar de morir de amor. «Como en todo, la clave está en el equilibrio entre el porcentaje de desapego y el de sentimiento, en lograr cierta armonía entre el yo que sufre y el yo que controla», dice la propia autora.

Une réflexion passionnante sur la créativité à travers l’histoire de la littérature, la science, les souvenirs personnels et d’autrui… et la pure fiction.
S’appuyant sur son expérience personnelle et sur la lecture de nombreux ouvrages de psychologie, de neurosciences, de littérature et de mémoires de grands auteurs issus de différentes disciplines créatives, Rosa Montero nous propose une étude passionnante sur les liens entre créativité et instabilité mentale. Et elle le fait en partageant avec le lecteur de nombreuses curiosités étonnantes sur le fonctionnement de notre cerveau lorsque nous créons, en décomposant tous les aspects qui influencent la créativité, et en les assemblant sous les yeux du lecteur au fur et à mesure qu’elle écrit, comme un détective prêt à résoudre les pièces éparses d’une enquête.

L’essai et la fiction vont de pair dans cette exploration des liens entre la créativité et la folie, et ainsi le lecteur assistera en direct au processus même de la création, découvrira la théorie de « l’orage parfait », c’est-à-dire qu’une série de facteurs chimiques et situationnels non reproductibles convergent dans l’explosion créatrice, et partagera l’expérience personnelle de Rosa Montero qui a vécu en direct, et pendant des années, très près de la folie.

El peligro de estar cuerda parle de la façon dont les « fées » nous offrent un cadeau et nous font payer un prix pour cela ; les gens normaux ne paient pas ce prix fort, mais nous courons le risque de mourir d’ennui, au lieu de mourir d’amour. « Comme en toute chose, la clé réside dans l’équilibre entre le pourcentage de détachement et le pourcentage de sentiment, dans l’obtention d’une certaine harmonie entre le moi qui souffre et le moi qui contrôle », dit l’auteur elle-même.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Alexandra David Néel

Alexandra David-Neel
Sa vie par Michel Géhin
  Apres avoir parcouru plusieurs de ses livres, je me suis plongé dans les deux tomes de son journal de voyage, compilation des courriers envoyés à son époux lors de ses pérégrinations ».

C’est sa secrétaire, Marie-Madeleine PEYRONNET qui les publiera, avec l’autorisation d’Alexandra DAVID-NÉEL et en respectant scrupuleusement la pensée et les conceptions philosophiques de celle-ci. Ces lettres, adressées à Philippe NÉEL, époux et ami fidèle, pour qui Alexandra DAVID-NÉEL n’avait pas de secret, expriment ses joies, ses angoisses, et ses désespoirs, avec une spontanéité parfois dérangeante pour le lecteur.

Nous y découvrons une femme inclassable…

Fille d’un instituteur français, protestant et républicain, ami de Victor Hugo, et d’une mère belge catholique, d’ascendance asiatique et scandinave, elle voit le jour à SAINT MANDE, le 24 octobre 1868. Ignorée par par ses parents, elle vivra une enfance sans amour. Adolescente rebelle , douée d’une curiosité insatiable, farouchement individualiste, elle part découvrir le monde : elle fugue en Hollande, en Italie, en Grande Bretagne. Elle fréquente les milieux anarchistes, écrit des articles promouvant la femme « libre », et publie à 21 ans  son premier roman : « Pour la vie », un essai féministe qui s’ouvre avec cette phrase « L’obéissance, c’est la mort ». Elle milite surtout pour l’indépendance économique de la femme, idée parfaitement révolutionnaire en ce 20ème siècle balbutiant. Inscrite au conservatoire de chant de Bruxelles, elle obtient en1889 un prix de chant et de piano. Son but : utiliser l’argent de ses cachets artistiques pour voyager en toute indépendance.
Simultanément, elle suit des cours de sanskrit à la Sorbonne et au Collège de France, afin de connaître la langue du bouddhisme. C’est aussi en1889 qu’elle se convertit au bouddhisme, rejetant avec mépris les religions monothéistes.
Cela va lui permettre, dit-elle, de renouer avec ses origines sibériennes et de pratiquer une philosophie ou les êtres sont égaux, quel que soit leur sexe.Elle effectuera d’ailleurs son premier voyage en Inde en 1891, au cours duquel elle étudiera le bouddhisme hindou.
Puis elle entame une carrière de cantatrice sous le nom d’Alexandra MYRIAL, et devient 1ère chanteuse à l’Opéra de Hanoi, en Indochine !
Carrière qu’elle abandonnera à 36 ans, en 1904, pour épouser son amant Philippe NÉEL, ingénieur en chef des chemins de fer, en poste à Tunis, et qu’elle a rencontré quatre ans auparavant, lorsqu’elle était venue chanter à l’opéra de Tunis.
C’est un couple singulier : lui ne rêve que de la transformer en épouse bourgeoise, elle ne pense qu’à parcourir le monde. De plus, Philippe Neel aime les plaisirs de la vie ; elle ne pense qu’à la philosophie.
Ainsi, elle lui écrit : « Quand je te parle philosophie, tu me caresses les jambes ».
Elle tiendra quatre années. Quatre années de dépression.
Elle décide alors de reprendre sa liberté et ses études, mais sur le terrain, voulant se démarquer de ceux qu’elle appelle les « orientalistes de bureau ».

 

Tout est en place : c’est un esprit indépendant, une femme libre-pensante, cultivée et avide de connaissances, tenace, et surtout habitée par un profond désir de se libérer de la culture occidentale, qu’elle rejette pour sa superficialité et son mépris de la femme. 

En 1911, elle quitte Tunis pour un voyage de 18 mois qui durera finalement…14 ans. Durant son 1er voyage, elle parcourt le Tibet, le Népal, l’Inde, la Corée, le Japon. Elle enseigne le bouddhisme, devient en 1912 « Lamani » (femme lama) et rencontre le 13ème Dalaï-Lama (elle est la 1ère femme européenne reçue par un Dalaï-Lama).  Sa personnalité intrigue : aussi bien les Anglais, pour qui son extravagance dissimule des activités d’espionnage ; que les Indiens qui, eux, sont persuadés qu’elle est en réalité une missionnaire, venue en Inde pour évangéliser les Hindous. Elle fait peu cas de ces jugements. Ce qui occupe son esprit, c’est le Tibet et le lamaïsme. Le Tibet est alors sous tutelle anglaise et les autorités britanniques lui en refusent l’accès. Ce n’est qu’à sa sixième tentative, le 26 janvier 1925 qu’elle parviendra à Lhassa, capitale du Tibet et ville interdite, déguisée en mendiante, après un périple de 3000 km à pied, et en la seule compagnie de son disciple Yongden.

Alexandra avec son fils adoptif

De retour en Europe, son exploit la fait connaitre dans le monde entier. Elle donne alors des conférences sur le bouddhisme aux Etats-Unis, en Grande Bretagne et en France, permettant ainsi aux occidentaux de découvrir cette religion, qui est aussi une philosophie. elle effectuera un second voyage, en Chine, de 1937 à1941.

Lors de ce second voyage, elle s’installe dans un premier temps à Pékin, puis décide de retourner au Tibet. La Chine est alors en plein chaos, du fait de la guerre civile, d’une part, et de l’invasion japonaise, d’autre part. La violence des combats l’oblige à rebrousser chemin et elle est évacuée par les américains en 1941, date de la mort de son époux.

Elle a 73 ans et décide de se consacrer à l’étude du bouddhisme à Dignes, où elle réside désormais. 

Infatigable voyageuse, elle préparera même, en 1969, à l’âge de 101 ans, un tour du monde en voiture 4 chevaux, qu’elle n’aura pas le temps de réaliser, puisqu’elle s’éteindra, la même année, dans sa maison de Dignes !

Que dire de cette femme à la personnalité à la fois fascinante et complexe?

Femme fascinante de curiosité, car son besoin de parcourir le monde est doublé d’une soif de connaissances jamais rassasiée : tout en explorant ces pays d’Asie, qu’elle décrit avec tant de poésie, elle cherche à en pénétrer les cultures pour mieux les comprendre, à en rencontrer les érudits…

Fascinante de sang-froid : lorsqu’elle affronte les bandits des hauts plateaux tibétains, ou lorsqu’elle sépare à coups de fouet deux de ses domestiques qui se battent au couteau, ou encore lorsqu’elle met fin à un affrontement entre lamas et soldats chinois.

Fascinante de détermination : rien ne l’arrête, ni la nature, ni les hommes. Elle traverse la Chine alors en pleine guerre, se glissant entre les belligérants, sous la mitraille et sous les bombes. Elle écrit : « J’ai pour principe de ne jamais accepter une défaite, de quelque nature qu’elle puisse être et qui que ce soit qui me l’inflige ».

Fascinante dans sa motivation. « Je suis prisonnière d’un rêve, d’une attraction de je ne sais quoi, ou plutôt si, je sais : des aspirations de toute ma vie et peut-être de nombreuses autres vies. Et tout ce que je puis dire, c’est que je souhaite achever mon voyage et écrire les livres auxquels je songe ».

Femme complexe dans sa perception des parents. Elle s’interroge : « Pourquoi a-t-on des parents ? Comme l’on serait heureux si l’on n’en avait pas ! ». Puis elle constate « Bien terrible chose que d’avoir des enfants, et terrible chose aussi, que d’être un enfant ! ».

Complexe dans sa relation à son époux, qu’elle appelle affectueusement « Mon Mouton ». Elle considère d’ailleurs l’ensemble de l’humanité comme un troupeau de moutons. Elle lui écrit : « Tout petit aimé, tu es ce que j’ai été, et ce que sont la plupart : un pauvre papillon affolé voletant autour d’une lampe, se brûlant les ailes à la flamme »…

Complexe dans sa perception de la vie.

« La “vie humaine”, comme tu l’appelles, c’est le trouble, l’anxiété, le perpétuel combat pour retenir des choses fugitives et mouvantes comme l’onde », écrit-elle.

Ou encore : « Ne sommes-nous pas tous, au fond, de grands enfants ? Chacun jouant un jeu et les plus sages, les plus avisés sachant que c’est un jeu ». 

Complexe dans sa perception du monde.

« Monde de femmes et d’hommes en route vers la mort, comme un troupeau d’inconscients, moutons en route vers l’abattoir… »

« C’est vrai, je regarde le monde avec des yeux froids, les yeux de ceux qui l’ont analysé, pesé et jugé ».  

 « Oh ! Combien fou serait-on de s’attacher à ce jeu d’ombres fuyantes, que l’on appelle le monde ».  

« Tu t’es agité et meurtri et tu n’as, pas plus que tes frères en illusion, réussi à saisir le fantôme du bonheur ». 

Voilà, résumée bien évidemment, une présentation de cette figure féminine extraordinaire du 20ÈME siècle.

Pour finir, et en espérant vous avoir donné envie de poursuivre votre découverte d’Alexandra DAVID-NÉEL, je vous recommande d’explorer sur Google les pages qui lui sont consacrées.

=> Vous y trouverez notamment plusieurs documentaires et un film.

=> Enfin, pour les passionnés de bouddhisme, vous pouvez lire, deux des ouvrages de cet auteure :

  • « Le Bouddhisme du Bouddha : ses doctrines et ses méthodes ».
  • « Astarvakra Gita. Discours sur le Védanta advaïta ».
  • youtube: cliquez  sur –>  Alexandra

 

Cercle de lecture Programmation

PROGRAMMATION 2e TRIMESTRE 2020

– 21 de abril : “ L’affaire Cambridge Analítica” de Brittany Kaiser, présenté par Michel GEHIN

– 19 de mayo : “ El relojero de la Puerta del Sol” d’Emilio Lara, présenté par Isabelle BETTON
– 16 de junio : « 21 leçons pour le 21e siècle” DE Hariri,  présenté par Prisca VANNIER.

 

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